Les pathologies ou handicaps

         Si dans la très grande majorité des cas, les problèmes constatés dans les premiers mois s’estompent, certains enfants présentent des anomalies dans leur développement moteur révélatrices d’une pathologie. Celle-ci peut entraîner une déficience purement motrice, une déficience intellectuelle, des troubles du comportement ou des troubles associés.

         Dans certains cas, la maladie est identifiée dès la naissance (par exemple des séquelles de prématurité) et la prise en charge peut alors être très précoce. Mais il faut parfois attendre de longs mois avant que l’on reconnaisse qu’il existe réellement un problème sérieux. Une difficulté dans l’organisation motrice doit toujours alerter. Associée à une passivité, un manque d’intérêt pour l’environnement, un  éveil décalé par rapport aux enfants du même âge, elle peut être l’expression d’un handicap dont il convient alors de faire le diagnostic, quand c’est possible. L’observation de la construction de la motricité devrait permettre de déceler au plus tôt ces anomalies afin de les prendre en charge dès les premiers mois. Il ne faut pas hésiter à faire part au pédiatre des inquiétudes ou des doutes.


        Les conseils d’accompagnement sont toujours les mêmes et encore plus importants pour ces enfants déjà suffisamment pénalisés par leur pathologie. Dans tous les cas, quel que soit le handicap, il est primordial de donner au tout petit la possibilité de découvrir  les étapes, les unes après les autres, grâce à une stimulation adaptée. Cela prend plus de temps, il faut avoir de la patience, mais il ne faut pas hésiter à laisser l’enfant à plat sur le tapis et le stimuler pour qu’il mette en place la motricité au sol avant d’être verticalisé, afin qu’il puisse utiliser au mieux toutes ses capacités.


        L’accompagnement de la motricité à travers les jeux moteurs, les petits gestes effectués au quotidien, sont des moyens simples, faciles à mettre en pratique, qui aident les parents à entrer en relation avec  leur tout petit.  Ils pourront ainsi suivre, pas à pas, les progrès réalisés et se recentrer sur tout ce que leur petit est capable de faire.

      Pour ceux qui pourront marcher, c’est une excellente façon d’engranger des expériences corporelles, sensorielles, cognitives. Pour ceux qui garderont des difficultés motrices, importantes ou pas, la richesse de ces apprentissages ne peut que leur être bénéfique. Les conclusions de toutes les recherches sont unanimes : les corrections apportées précocement donnent les meilleures chances de récupérer le maximum de capacités motrices et globales, dans la limite du handicap, quel qu’il soit.